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Lundi 7 mai 2007

La France a choisi. Pas comme nous l’aurions souhaité, mais elle a choisi. La règle du jeu démocratique fait des perdants, cette fois c’est le peuple de gauche. La victoire est du coté de la démocratie : ceux qui pleurent la légitimité perdue des dirigeants en sont pour leurs frais : tous ou presque ont participé à au moins un des deux tours des présidentielles.

Pour celui qui croit au pouvoir du politique, pour ceux qui pensent que les promesses doivent être tenue, les sujets d’inquiétudes sont nombreux, surtout si les promesses sont tenues. Le Président élu a usé, encore candidat, d’arguments qui divisent. Il a su convaincre, par des emprunts trop nombreux aux idées du FN, les égarés du vote d’extrême droite. Si ce n’était que rhétorique populiste, vite oubliée une fois l’élection passée, c’est le vote d’extrême droite de demain qui en sortira grandi. Si ces appels aux électeurs de l’extrême droite se traduisent en acte, c’est pire…

Convaincre ceux qui n’ont pas voté pour lui ? La tâche est ardue. Les rassurer, calmer les pires craintes qu’il nourrissent à avoir écouté son discours ? c’est désormais son devoir. En attendant les législatives…

 

Sébastien Montessuit

Votre candidat

Par Sébastien Montessuit - Publié dans : montessuit
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Dimanche 29 avril 2007
En vidéo, les 7 piliers du pacte présidentiel de Ségolène Royal. A une semaine du premier tour, la gauche doit se mobiliser largement pour rassembleret battre Nicolas Sarkozy.



Les 7 piliers du pacte présidentiel
envoyé par Billybope
Par Sébastien Montessuit - Publié dans : montessuit
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Jeudi 5 avril 2007
Le chômage, les insécurités, les précarités sont une toile de fond sur laquelle chaque candidat doit brosser sa vision de l’avenir. Les questions d’environnement, quant à elles, n’ont jamais occupé une telle place dans la campagne présidentielle, du moins jusqu’à ce que Nicolas Hulot se retire de la course. Lui-même se félicite du réel travail qu’on fait les candidats sur ces thématiques. On en oublierait que « l’alliance pour la planète » va plus loin. Elle s’est donnée pour mission de noter les programmes, donc les candidats, en matière de politique d’environnement et de durabilité. Les résultats sont les suivants : N Sarkozy : 8/20 ; F Bayrou : 13/20 ; S Royal : 16/20 ; J Bové : 16/20 ; D Voynet : 17/20.
A l’heure où l’inflation sondagière fait rage, où les micro se tendent pour saisir un mot, un lapsus, dont la France fera son 20h, ces notes sont trop peu connues. Ces questions méritent mieux qu’un feu de paille politique. Ces notes constituent un élément de choix décisif. L’environnement ne serait plus de droite, plus de gauche : il y aurait beaucoup à (contre) dire sur le sujet, mais admettons ! Il n’en reste pas moins qu’au moment d’élaborer des décisions et de mener des politiques, la gauche reste loin devant dans ce domaine. Si vous ne savez pas encore pour qui voter, vous savez déjà pour qui ne pas voter…
Par Sébastien Montessuit - Publié dans : montessuit
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Mardi 3 avril 2007
Prendre une pause et réfléchir. Après quoi, finalement, courrons-nous tous ? De près ou de loin, chacun à sa manière, nous recherchons quelque chose qui doit s’apparenter au bonheur.

Nous en sommes donc à espérer une augmentation des accidents de voiture, une progression des ventes d’antidépresseurs, une nouvelle marée noire… C’est en tous cas ce que nous invite à faire notre indicateur de croissance économique, le produit intérieur brut (PIB).

Souhaiter une augmentation du PIB c’est viser une augmentation de la valeur ajoutée produite par les entreprises privées et de la valeur des services publics fournis par l’Etat. C’est aussi compter sur une augmentation des recettes fiscales, des cotisations sociales, bref, c’est espérer une richesse disponible plus importante, qui pourra servir directement ou indirectement à l’amélioration du bien être de tous et de chacun.

Le problème est que le PIB ne fait pas la différence entre les bonnes et les mauvaises richesses créées. Mon voisin, quarantenaire en pleine forme déclare une maladie dont le traitement prendra deux ans. Le coût de son traitement est comptabilisé comme une augmentation de la richesse nationale. Il me rend donc plus heureux… Monsieur Dubois possède un important domaine forestier, dans lequel nidifient de nombreuses espèces d’oiseaux ; pour financer un projet qui lui est cher, il décide d’exploiter la forêt qui lui appartient et d’en vendre le bois. Il concoure à l’augmentation de la richesse nationale. Il me rend donc plus heureux…Ma sœur fait le choix de travailler à mi-temps deux années pour s’occuper de son premier enfant. Le PIB ne voit pas son travail d’éducation, sa contribution à l’avenir de la prospérité du pays. Elle porte atteinte à mon bonheur…

Le logement, l’emploi, les insécurités, etc. en un mot les thèmes centraux d’une campagne présidentielle n’ont de sens qu’à la condition de discuter de l’objectif final poursuivi. Pour l’instant, le PIB nous explique que la croissance, chaque année renouvelée, de la somme des valeurs ajoutées produites est un objectif incontournable. Cet indicateur, indispensable en certaines périodes - il a permis en particulier à la société industrielle d’après guerre d’évaluer son aptitude à créer des richesses matérielles – n’est plus adapté aux contraintes actuelles.

Parmi ces enjeux absent du PIB, la question écologique : « notre système économique, étendu à l’échelle du monde, est incompatible avec les ressources naturelles que recèle la planète comme avec le niveau de pollution qu’elle est susceptible de supporter. L’humanité est face à une impasse environnementale » (Projet socialiste 2007).

Comment accepter, aussi, qu’une partie de la création de richesse n’existe pas au sens du PIB, pour la simple raison qu’elle n’est pas une richesse marchande (certains économistes estiment cette richesse passée « inaperçue » à 50% de la richesse officiellement comptabilisée !).

Enfin, où est la dimension humaniste, spirituelle même, des désirs humains dans cet indicateur froid qu’est le PIB ?

Si nous courrons après le bonheur, tachons de ne pas nous tromper de direction. La croissance telle qu’on la défini aujourd’hui n’est pas tenable. Reste à faire le choix entre la décroissance et, ce en quoi je crois, une redéfinition de la croissance. Ségolène Royal défend le projet socialiste qui prévoit de « construire de nouvelles mesures de la richesse nationale qui prennent en compte le coût de la pollution et de la destruction des ressources renouvelables » (Projet socialiste 2007). Que demander aujourd’hui d’essentiel ? Une promesse de solution à tous les problèmes ? Commençons par avancer sur le bon chemin.  Ségolène Royal porte le projet qui va dans la bonne direction, c’est pour cela que je voterai pour elle.

Par Sébastien Montessuit - Publié dans : montessuit
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Lundi 2 avril 2007












Votez utile ! Injonction de dernier recours.

Le pragmatisme politique se traduit désormais, au moment des grands rendez-vous électoraux, par l’appel au vote utile. Dans un océan politique qui désoriente, c’est en référence à son utilité que le bulletin doit être étalonné. Le vote n’est plus seulement une adhésion, moins encore une protestation, il devient un acte salvateur : votez pour moi, pour lui, pour elle, vous éviterez le pire.

L’utilité a pourtant des voies qui sont impénétrables, c’est une amie capricieuse: un jour le vote Chirac doit barrer la route aux idées de la honte, le lendemain c’est par le centre que passe le raccourci qui permettra de devancer Sarkozy. Combien sont les amis de la gauche qui pensent aujourd’hui indispensable de voter Bayrou pour avoir une chance de faire échec à la droite ?

Un militant de la gauche serait bien malavisé de ne pas se poser la question du vote nécessaire. Il le serait encore plus s’il ne se questionnait sur l’origine de la question et sur l’erreur que constitue une réponse apparemment évidente :

-    la question du vote Bayrou n’a jamais été aussi sensible qu’après qu’un institut de sondage s'est fendu d’une innovation : tester une hypothèse qu’aucun élément du moment ne rendait possible. F.Bayrou, pourtant encore assez nettement distancé dans les votes envisagés par les Français, est devenu, à la faveur d’un soudage, celui qui pouvait gagner, au second tour, contre les deux favoris. Le directeur de l’institut concerné reconnaissait quelques temps après que s’il avait « testé » Corinne Lepage contre les deux mêmes candidats, l’issue aurait sans doute été la même… Sans l’aide des sondages, la question ne se serait pas posée, pas en tout cas avec le même poids.

-    Les sondages justement, qui ne doivent pas nous faire oublier une constante : leur grande capacité à prévoir ce qui n’arrive pas : Balladur président et Jospin au second tour, voilà deux exemples qui peuvent ramener à plus de sérénité. Un sondage ne suffit pas à faire d’un candidat le vainqueur d’un scrutin, un mauvais sondage ne le disqualifiera d’ailleurs pas non plus. Certains n’hésitent pas, devant l’écart entre la manne qui revient aux sondeurs et la faiblesse de l’utilité citoyenne des sondages, à  rappeler qu’il fut un temps où l’on a dramatiquement limité l’utilisation des affiches électorales, sans que la démocratie n’en sorte affaiblie. A quand un, une politique pour mettre un frein à ce jeu imbécile (jeu, d’ailleurs, auquel ces derniers sont parfois les plus asservis…).


Rien n’est fait. Une élection n’est pas (ou plutôt si, elle le devient trop souvent) une sanction de la cote de sympathie d’un candidat. Plus qu’une personne, l’élection désigne un projet, une vision pour un pays dans lequel notre avenir devra trouver son chemin.

Comme toute personne sensée, pourtant, je suis séduit par un discours célébrant les vertus du consensus d’intérêt national ? Mais sur des enjeux majeurs tels que l’emploi ou l’environnement, je ne crois pas en la possibilité de fusion consensuelle. J’accorde aussi trop d’importance aux actes politiques pour oublier que les parangons auto désignés de la troisième voie furent pour beaucoup, jusqu’à très récemment, les serviteurs, sinon zélés, du moins disciplinés, des politiques menées par la majorité sortante. Les meilleures conversions ne sont-elles pas celles éprouvées par le temps ?

Enfin, et surtout, je crois en le programme défendu par S. Royal. J’y vois un diagnostic pertinent des priorités de l’action publique. J’y trouve des réponses que je pense être les bonnes et que d’autres oublient (l’économie sociale et solidaire, la réforme des indicateurs de richesse, etc.), des réponses dont les jeunes politiques régionales de gauche montrent chaque jour, dans la limite de leur compétence, la portée concrète.


Par Sébastien Montessuit - Publié dans : montessuit
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